mardi 18 juin 2019

BAC DE PHILO 2019

La session du Baccalauréat 2019 a comencé ce lundi matin avec 740.000 candidats, dont 554.000 s'attaquent à la sacro-sainte épreuve de philosophie. Avec des sujets pas vraiment simples... 

En ES : travail , morale ou libre arbitre

Dans cette série, les bacheliers potentiels ont eu le choix entre deux questions (soit très politique, soit très économique) :
  • La morale est-elle la meilleure des politiques ?
  • Le travail divise-t-il les hommes ?
  • Ou un texte de Descartes à expliquer, sur le thème du libre arbitre

En L : temps, art ou droit

Ici, les candidats ont pu se prendre pour Marty McFly ou pour un conservateur de musée, avec ces trois sujets :
  • Est-il possible d'échapper au temps ?
  • À quoi bon expliquer une œuvre d'art ?
  • Ou un texte de Hegel, sur la différence entre lois naturelles et lois issues du droit

En S : cultures, droits et devoirs ou méthode scientifique

Chez les scientifiques, les sujets semblent s'interroger sur l'obéissance (ou la désobéissance) civile, et sur le multiculturalisme :
  • La pluralité des cultures fait-elle obstacle à l'unité du genre humain ?
  • Reconnaître ses devoirs, est-ce renoncer à sa liberté ?
  • Ou un texte de Freud, sur l'évolution de la recherche scientifique au fil des âges

En série technologique : troc, lois et savoir

Dans cette série, les lycéens doivent se demander ce qui fait la valeur des choses, et le bonheur des humains :
  • Seul ce qui peut s'échanger a-t-il de la valeur ?
  • Les lois peuvent-elles faire notre bonheur ?
  • Ou un texte de Montaigne sur la connaissance

lundi 17 juin 2019

LE "DINER EN BLANC" À PARIS

Le fameux "Diner en blanc" a été de retour à Paris ! Sa 31e édition s’est déroulée le 6 juin 2019 dans un lieu tenu secret jusqu’au dernier moment. C'est une tradition parisienne et maintenant mondiale mais cette soirée chic et select ne s’est pas déroulée comme prévu. Le dîner en blanc n'a pas pu se teneir aux Tuileries, comme l'avait souhaité les organisateurs et les convives ont dû se séparer.
Chaque année, début juin, des milliers de convives vêtus de blanc investissent un lieu de Paris tenu secret jusqu’au dernier moment, pour un dîner hors du commun. Le dîner en blanc est un événement bien particulier, un dîner qui fascine le monde, au point que de nombreuses villes s'y sont mises depuis 2012. Les convives, invités après cooptation et triés sur le volet, doivent se présenter vêtus de blanc, avec chaises, table, vaisselle, repas et nappes blanches, son dîner gourmand pour fêter Paris et l’art de vivre... On y sirote du vin, des coupes de champagne. Bières et alcools forts sont proscrits.

http://paris.dinerenblanc.info/media
Cliquez sir l'image pour voir d'autres photos.
Le recrutement se fait par le bouche-à-oreille et la cooptation : des "rallieurs" prennent la tête d’un groupe auquel ils transmettent toutes les instructions nécessaires par téléphone, texto ou mail. En moins de 10 minutes, des milliers de personnes en blanc envahissent un lieu de la capitale pour la transformer pendant trois heures en un des plus grands pique-niques du monde...

BURN-OUT: LE MAL DU SIÈCLE?

En l’espace de deux jours, fin mai, l’OMS a classifié le burn-out comme maladie avant de rétropédaler. Si la bonne santé mentale est jugée de plus en plus importante, la reconnaissance du syndrome d’épuisement professionnel ne fait pas l’unanimité. Mais que recouvre exactement le mot burn-out ? 

 Lundi 27 mai, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) annonçait l’entrée du burn-out, un concept qu’on traduit souvent en français par « épuisement professionnel » ou « surmenage », dans la Classification internationale des maladie avant, finalement, de se rétracter le lendemain. C’est une douche froide pour les partisans de sa reconnaissance qui militent depuis plusieurs années pour l’obtenir. 

Un phénomène lié au travail 
Pour autant, il y a bien eu une avancée dans la reconnaissance du burn-out. En effet, le 28 mai, un porte-parole a clarifié la position de l’OMS : le burn-out est passé de la catégorie « facteur influençant l’état de santé » à celle de « phénomène lié au travail ». 

L’organisation établit donc un lien direct entre notre vie professionnelle et l’état d’épuisement psychique et physique que constate une part de plus en plus importante de la population. Se dirige-t-on donc vers une reconnaissance du burn-out comme d'une « maladie professionnelle » ? Et d’ailleurs, que recouvre exactement le mot burn-out ? Et que nous dit la démocratisation de ce terme quant à l’évolution de notre rapport au travail ? 

lundi 10 juin 2019

ROLAND-GARROS 2019: RAFAEL NADAL, ÉTERNEL PHÉNIX


Que dire de plus quand, en quinze ans, toutes les pages ont déjà été noircies ? Dimanche 9 juin, Rafael Nadal a battu pour la deuxième année d’affilée l’Autrichien Dominic Thiem en finale (6-3, 5-7, 6-1, 6-1) et remporté son douzième Roland-Garros, à 33 ans. Le double du Suédois Björn Borg, longtemps détenteur d’un record qu’on pensait inatteignable. Son dix-huitième en Grand Chelem, à deux longueurs de Roger Federer.
Au bout du compte, c’est peut-être son « meilleur ennemi » qui résume le mieux les limites repoussées par l’Espagnol. « C’était impressionnant de revoir Rafa sur terre. Je ne sais pas si vous imaginez le niveau qu’il a atteint [sur la surface], c’est juste incroyable. Personne n’a un jeu qui se rapproche du sien. Je ne vois même pas avec qui je pourrais m’entraîner pour me préparer face à lui. C’est ce que je me disais pendant le match », disait le Suisse après avoir été terrassé par l’Espagnol une sixième fois sur la terre battue parisienne lors d’une demi-finale au goût vintage.
[... ]
Depuis le début de la saison, l’Espagnol joue un tennis ultra-agressif, économe en frappes. A celles et ceux, de moins en moins nombreux au fil des années, qui persistent à dire qu’il n’a « pas de main », Nadal a répondu ces jours-ci en mettant de formidables coups de poignets pour transpercer Federer au filet et déposer des bijoux d’amorties face à Thiem. L’adolescent en pantacourt qui galopait comme un taurillon joue aujourd’hui les pragmatiques. Face au Suisse et sur un court balayé par les rafales, transformé en « bac à sable », il n’a pas cherché à jouer de longs échanges, il a joué pour gagner les points. Son coup droit est parfois un peu plus hésitant qu’à l’heure des premiers sacres, mais il s’est construit un revers croisé, faisant dire à certains qu’il possède désormais « deux coups droits ».
Source: /www.lemonde.fr/

dimanche 19 mai 2019

CANNES ET PEDRO ALMODOVAR

Cannes 2019 : "Douleur et gloire", la magnifique confession de Pedro Almodovar en route pour la Palme d'or

Président du jury du Festival en 2017, après en avoir été membre en 1992, et six fois en compétition, Pedro Almodovar est honoris causa sur la Croisette. Il présentait vendredi 17 mai à cette 72e édition "Douleur et Gloire", la confession bouleversante d’un réalisateur en crise qui a tout le goût d'une Palme d'or.
Douleur et Gloire est le septième film que présente Pedro Almodovar à Cannes sans jamais avoir été récompensé. Le réalisateur madrilène réalise avec cette œuvre ultime un peu son 8 1/2, comme l’avait fait Federico Fellini en 1963 : la confession d’un réalisateur en mal d’inspiration.
Mais là où Il Maestro plongeait son cinéaste dans ses fantasmes pour se ressourcer, Almodovar l’immerge dans les souvenirs afin de trouver l’inspiration.  
Entouré de ses acteurs de toujours, Antonio Banderas et Penelope Cruz, accompagné d'autres fidèles comédiens, avec Douleur et Gloire, Almodovar sublime son art.


Il reste encore beaucoup de films à voir avant l’annonce du palmarès du 25 mai, et de belles oeuvres peuvent déjà prétendre au trophée ultime. Mais avec le passé cannois d’Almodovar et une telle matière filmique, Douleur et Gloire part en tête des prétendants à la Palme d’or.

mercredi 15 mai 2019

SAUVÉS PAR L'ÉCOLOGIE?


Ecologie : pourquoi la technologie ne nous sauvera pas ?

écouter le podcast:

Face à un "techno-solutionnisme" omniprésent et aux "thurifaires de la technique " qui promettent de sauver la planète par la technologie, Philippe Bihouix nous rappelle la réalité bien matérielle et consommatrice du numérique et des nouvelles technologies.
Réchauffement climatique, pollution… Pourquoi le progrès ne nous sauvera-t-il pas ? L’ingénieur Philippe Bihouix, auteur de L'Âge des low tech. Vers une civilisation techniquement soutenable (Seuil, 2014) et du Désastre de l'école numérique (seuil, 2016), revient avec Le Bonheur était pour demain (Seuil, 2019). 
Constituées en dix promenades rousseauistes, ces rêveries d’un ingénieur solitaire reviennent sur la promesse des scientifiques - une promesse devenue croyance politique - d’un progrès qui sauverait l’humanité en repoussant les limites du possible, par des technologies capables de corriger les erreurs humaines et d’inventer un monde  de bonheur pour tous.


Pour réussir notre transition écologique, il faudrait abandonner un certain nombre de croyances, ce qui semble plus facile à dire qu'à faire dans un monde habitué à l’idée que la technologie et la géo-ingénierie, qui sont pour beaucoup dans l'état actuel de la planète, pourraient aussi la sauver.
Il s’agirait donc d'abord de « réparer » le monde plutôt que de le changer, d'agir à la source et de faire preuve de sobriété dans les solutions recherchées, à l'inverse, donc, des promesses spectaculaires des ingénieurs, scientifiques, entrepreneurs et même designers, qui redoublent parfois d'absurdité dans leurs inventions high tech prétendument destinées à une "croissance verte".
Non gratuité et matérialité d'internet, limites du recyclage et des alternatives citoyennes (auxquelles il ne faut pas pour autant renoncer)... Dans une société hyper-industrielle, contre la philosophie du progrès et le « technosolutionnisme », Philippe Bihouix rappelle les limites matérielles de l’utopie.

www.franceculture.fr 15-05-18

mardi 14 mai 2019

LES VACANCES


Oui, bientôt!!!! Mais avant on va faire quelques activités:
Et d'abord ... qu'est-ce les vacances pour toi?



CANNES 2019

     La fête du cinéma commence aujourd'hui!
 
 L'affiche officielle du festival rend hommage à la cinéaste Agnès Varda, récemment disparue.
Dans un communiqué, le Festival de Cannes décrit ainsi son choix : "Tout en haut. En équilibre. Juchée sur un technicien impassible. Accrochée à une caméra qui paraît l’absorber. Une jeune femme de 26 ans tourne son premier film. Nous sommes en août 1954, quartier de la Pointe Courte à Sète. [...] Décors naturels, caméra légère, moyens dérisoires : Agnès Varda, photographe au TNP de Jean Vilar, jette avec La Pointe courte (présenté dans une salle de la rue d’Antibes à Cannes pendant le Festival 1955), les prémices d’un jeune cinéma dont elle sera la seule réalisatrice. Tel un manifeste, cette photo de plateau recèle déjà tout d’Agnès Varda : la passion, l’audace, l’espièglerie.

vendredi 10 mai 2019

BEN JELLOUN ET LE GONCOURT DE POÉSIE

Prix Goncourt de la poésie: l’émouvant hommage de Tahar Ben Jelloun à Yvon Le Men

Aujourd’hui le Goncourt de la poésie a été remis à Yvon Le Men pour l’ensemble de son œuvre. Lors de cette cérémonie, l’écrivain et poète Tahar Ben Jelloun a tenu un discours fort. Le lauréat en a été très touché. 


«Vous êtes un troubadour, un voyageur qui porte le poème dans des lieux parfois improbables, parfois sur des scènes importantes ; vous êtes le messager d’une parole toujours vive, urgente et rarement paisible. La poésie vous habite au point où toute votre vie lui est consacrée. Vous allez d’une ville à un village, d’une plaine à une prairie dire, réciter le poème qui a besoin d’être dit pour vivre, qui a besoin d’être entendu pour poursuivre son chemin vers d’autres écoutes.
Vous êtes un poète du terrain, un observateur sans relâche, vous scrutez la terre, vous êtes dans la vie concrète et aussi invisible et vous dites vos poèmes. 

C’est parce que vous êtes absolument convaincu que la poésie sauvera le monde, un monde de plus en plus inquiet, malade ou inconscient. Vous êtes certain que seule la poésie fera se lever des consciences et peut-être entamera un réveil sain et nécessaire. 

«Vous transmettez avec bonheur votre rage et votre émerveillement»
C’est parce que vous considérez que «le poème est le plus court chemin d’un homme à un autre» (Eluard), que vous êtes un passeur, vous transmettez avec bonheur votre rage et votre émerveillement.
Comme Kateb Yacine qui est arrêté un jour à Sidi Bel Abas par un vieil homme ne sachant ni lire ni écrire et lui dit «tu es Kateb, c’est-à-dire écrivain, alors assieds-toi et écoute-moi», il vous est arrivé, vous aussi d’être interpellé dans une rue à Lannion par un inconnu qui vous dit: «Toi t’es poète, t’as le temps, tu m’écoutes»!
Vous l’écoutez parce que le poète est aussi celui qui écoute le monde, qui prend le temps de recueillir les paroles de ceux qui passent, comme «ces hommes des mains fatiguées avant l’heure/ qui ont bâti la maison de mes poèmes»
[...]
SOURCE:  http://www.lefigaro.fr/livres